Suivez-nous RSS Facebook Twitter

Faut-il investir dans une résidence gérée ?

le 18/04/2012 à 15h49 — ObjectifNews.com
Immobilier

Les promoteurs sont nombreux à orienter leur production vers des programmes séniors, étudiants ou de tourisme

Depuis le rabotage du dispositif Scellier et le coup d’arrêt des investisseurs dans le marché du neuf, les promoteurs sont nombreux à orienter leur production vers des programmes séniors, étudiants ou de tourisme. Bonne affaire ou pas ?

Chacun ses arguments, mais les résultats sont les mêmes… Les promoteurs toulousains sont nombreux à se lancer dans les résidences gérées, « nous lancerons cette année des résidences de tourisme et destinées à des étudiants boulevard Déodat de Séverac », indique Jacques Rubio, directeur général Sud-Ouest de Kaufman&Broad. Même stratégie pour le groupe Icade qui mise lui sur les résidences séniors, à Albi et Pau « pour répondre à un vrai besoin », estime Laurent Nicolas le directeur régional du groupe. Ces programmes soumis le plus souvent à la loi Bouvard, donnent lieu à réduction fiscale, et prévoient que les investisseurs confient la location de leur bien à un gestionnaire professionnel avec lequel ils signent un bail commercial d’une dizaine d’années. Alléchantes sur le papier, certains experts du secteur mettent pourtant en garde contre ces formules. « Attention, pour que ces résidences soient rentables, il faut qu’elles bénéficient d’emplacements parfaits, à proximité des services et des transports car en matière de résidences séniors par exemple, on vise bien des personnes âgées valides. Il faut encore que les loyers de sortie soient bien en phase avec le marché, sinon l’équation ne fonctionne pas. Dans les faits malheureusement, c’est plutôt pour les promoteurs en ce moment un moyen de se débarrasser de fonciers devenus encombrants », souffle l’un d’eux.
Même réticence concernant les résidences de tourisme… « Dans ce cas, l’emplacement est primordial. Nous n’avons pas ce genre de besoins à Toulouse, il faut en la matière privilégier exclusivement la côte ou les stations de ski. » Pourtant, même dans ces endroits choisis, les premières difficultés seraient apparues, avec des retards de loyers du quatrième trimestre 2011 à régler aux investisseurs dans des résidences gérées par Lagrange dans les Pyrénées et dans les Landes…

Béatrice Girard.
©photo Rémi Benoit

Auteur : ML 
Partagez
 

Dernière minute Immobilier
  • Mauvais trimestre pour le neuf — Les mises en ventes s’effondrent (-33 %) et les ventes continuent de baisser (-7 %) au niveau national. C’est la conclusion de l’Observatoire de la FPI qui vient d’être publié. Dans l’aire urbaine toulousaine si les ventes à particuliers progressent de 10 %, celles à investisseurs baissent de 15 % et passent pour la première fois sous la barre des 50 % des ventes.
  • Empalot — La barre est tombée : la résidence Fréjus, située 23 rue de Fréjus à Empalot a été démolie vendredi dernier et cela marque une étape importante de la rénovation urbaine du Grand projet de ville. L’immeuble était composé de 152 logements et n’était plus habité depuis octobre dernier. Parmi les relogés : 47 % des locataires ont souhaité rester vivre à Empalot.
  • Le réseau OptimHome se déploie à l’international  — Le réseau d’immobilier à domicile créé en 2006 affiche un CA de 40 M€ et 7 000 compromis de vente signés en 2012. Il souhaite accélérer sa croissance et programme le recrutement de 2 400 conseillers en 2013 et le déploiement de son activité en Europe (au Portugal, au Royaume-Uni et en Allemagne).

Interview Immobilier
Le club éco - L'interview du jour
 
Maxime Thomas,
Acte 2 Paysage

Toute l'actualité économique en Midi-Pyrénées avec la Quotidienne de 18h.

Je m'inscris