Les aménageurs tentent d’attirer commerces de proximité et grandes marques au cœur des ZAC mais avec la crise, les cellules sont difficiles à commercialiser.
Proposer des centres commerciaux, des commerces de proximité mais aussi de grandes marques au cœur des ZAC, comme dans les rues de l’hypercentre de Toulouse… Voilà la mission des aménageurs. « Tout cela se fait dans une démarche très marketing », confie Caroline Felix chez CBRE. En général les enseignes franchisées dédiées à ces pôles sont sollicitées pour s’installer, dans les secteurs de l’optique, la coiffure… Elles s’engagent sur plan et à moyen terme. « Les premiers attirent les autres, mais le plus difficile c’est d’être les premiers. Nous interviendrons pour commercialiser la ZAC de Borderouge et notre ferme intention est d’attirer les marques pour apporter une offre différenciante », assure la jeune femme.
Chez Colliers Tourny Meyer, le cabinet qui vient d’installer la marque Tara Jarmon rue de Metz, on est plus dubitatif sur le sujet. « La clientèle des ZAC est plutôt constituée de particuliers franchisés. On est là sur de la location pure avec des loyers qui s’affichent à 200 €/m2 pour les commerces et à 140€/m2 pour les bureaux, mais il est parfois difficile pour eux financièrement de réserver sur plan et d’attendre 18 mois ou deux ans ensuite. »
A Borderouge Sud en ce moment, 3 lots sur 10 seulement seraient loués, « les délais de commercialisation sont bien plus longs que d’habitude. Et c’est encore plus vrai à l’achat où les prix sont affichés entre 1400 et 2000 €/m2 », indique-t-on chez Tourny Meyer.
Béatrice Girard.
photo © DR
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